Impacts du projet

Les études préalables menées par l’État ont permis de réaliser une première estimation des effets du projet sur les enjeux en présence, dont notamment les enjeux de protection des populations, de protection de l’environnement, d’aménagement, et les enjeux socioéconomiques.

Dès l’issue de la concertation préalable de 2019, l’État s’est engagé à mettre entre œuvre 31 mesures visant à favoriser l’insertion du projet dans son territoire.

Après sa désignation, le futur concessionnaire devra élaborer l’étude d’impact du projet qui est prévue par le code de l’environnement. Cette étude évaluera de manière plus approfondie les effets du projet, selon la démarche dite « ERC », consistant à éviter, réduire et, lorsqu’il n’est pas possible de les éviter ou de les réduire, à compenser les effets défavorables du projet. Cette étude sera soumise à enquête publique par le futur concessionnaire de l’aéroport.

L’IMPACT FONCIER ET ENVIRONNEMENTAL

L’allongement de la piste de 400m vers le sud impliquera des acquisitions foncières (environ 15 hectares, hors mesures de compensation), aura pour conséquence d’artificialiser des sols et nécessitera le dévoiement de la Route de la Bretagnerie. Il représentera également une contrainte pour l’aménagement du territoire de la commune de Saint-Aignan-Grandlieu. Le réaménagement de l’aérogare et la construction d’espaces de stationnement auront également un impact sur l’occupation des sols.

Schéma présentant le bilan foncier du projet :

Les impacts environnementaux prévisibles (extrait de l’état initial de l’environnement, à retrouver dans la page Documentation.

L’IMPACT SUR LE CADRE DE VIE, LA SANTE ET L’EXPOSITION AU BRUIT

La pollution de l’air

La concertation préalable sur le projet a mis en lumière la nécessité d’approfondir les connaissances sur l’incidence du trafic aérien sur la pollution de l’air et la santé humaine, en particulier en ce qui concerne les particules ultrafines. La DGAC est donc en cours de réalisation d’une campagne de mesures de la qualité de l’air pour réaliser une étude scientifique sur le sujet.

Pour en savoir plus, veuillez consulter la « mesure n°11 - étude des impacts environnementaux et sanitaires » sur la page des 31 mesures.

Les nuisances sonores

La DGAC a réalisé une évaluation des effets nuisibles du bruit selon les exigences du cadre européen. Cette évaluation porte sur la forte gêne et les fortes perturbations du sommeil.  Les résultats sont présentés dans le Plan de prévention du bruit dans l’environnement de l’aéroport Nantes-Atlantique.

La directive européenne 2020/367/UE prévoit en effet que les États évaluent ces deux effets du bruit sur les populations.

Pour en savoir plus sur le PPBE et le couvre-feu

Plusieurs mesures sont mises en œuvre pour limiter ces nuisances et protéger la santé des riverains :

  • Mesure n°1. Couvre-feu ;
  • Mesure n°2. Engagements volontaires des compagnies aériennes ;
  • Mesure n°3. Augmentation du tarif de la TNSA ;
  • Mesure n°4. Aide complémentaire à l’insonorisation ;
  • Mesure n°5. Droit de délaissement exceptionnel ;
  • Mesure n°6. Aide à la revente des logements ;
  • Mesure n°7. Aide à la mise aux normes actuelles d’insonorisation ;
  • Mesure n°8. Relocalisation d’équipements publics.
  • Mesure n°9. Politique tarifaire du futur concessionnaire.


Pour en savoir plus, veuillez consulter la page des 31 mesures.

ZOOM SUR LES EFFETS DU SCENARIO D’APPROCHES

La « double approche », une nouvelle procédure d’approche pour concilier les enjeux de sécurité et de limitation des nuisances

La procédure d'approche d'un avion définit les trajectoires et altitudes réglementaires à respecter par le pilote avant l’atterrissage. Elle peut s'effectuer à vue ou à l’aide d’instruments. Au cours de l'approche, le pilote réduit progressivement la vitesse et l'altitude de l'aéronef tout en l'alignant sur l'axe de la piste.

L’aéroport Nantes-Atlantique bénéficie d’une dérogation : actuellement, les approches face au sud ne se font pas dans l’axe de la piste. Elles sont désaxées de 13° pour éviter le survol du cœur d’agglomération et réduire les nuisances sonores à l’atterrissage. Autrement dit, les avions approchent de la piste sur un axe de 13 degrés, qui permet le survol de la Loire autant que possible, puis s’alignent avec l’axe de la piste à son approche.

Toutefois, cette approche uniquement « désaxée » est une procédure dérogatoire et prendra fin en 2021 pour augmenter le niveau de sécurité, compte-tenu de l'évolution du trafic. Pour optimiser la sécurité, la DGAC prévoit d’installer un système de guidage vertical des avions pour les approches face au sud. Ce système permet au pilote d’être « guidé » lors de son approche de la piste, jusqu’à l’atterrissage. Il contraint l’avion à amorcer son approche dans l’axe de la piste.

Pour limiter le survol de l’hypercentre de Nantes tout en garantissant un haut niveau de sécurité, l’État s’est engagé à étudier la mise en place d’une procédure inédite dite « double approche », qui consiste à alterner les approches dans l’axe et les approches désaxées en fonction des conditions météorologiques.

La mise en place de la double-approche fait suite à un des engagements pris par l’Etat à la suite de la concertation préalable de 2019 pour protéger les populations. Pour en savoir plus, veuillez consulter « Mesure n°17 - Scenario privilégié pour les trajectoires d’approche » sur la page des 31 mesures.

La DGAC prévoit de mettre en place cette double-approche d’ici 2024. Pour garantir la transparence de l’information et la participation du public dans cette décision, il est prévu qu’une enquête publique sur ces nouvelles procédures d’approche se tienne à l’automne 2023.

Les gains acoustiques apportés par le décalage du seuil d’atterrissage et l’augmentation du degrés de pente pour les approches face au sud

Concomitamment avec le réaménagement de l’aéroport, les avions pourront maintenir une altitude plus élevée lors de leurs approches face au sud grâce à deux mesures :

  • Le décalage du seuil de piste de 250 mètres vers le sud (valable pour les trajectoires dans l’axe et celles désaxées) ;
  • L’augmentation du degré de la pente du segment d’atterrissage final (valable uniquement pour les trajectoires dans l’axe avec utilisation du système de guidage vertical, qui permet de passer d’une pente de 3 degrés en situation actuelle à 3,5 degrés après application de la mesure)
  • Le futur concessionnaire sera chargé d’allonger la piste de 400 mètres vers le sud et parallèlement de décaler le seuil nord de 400 mètres vers le sud. Cet allongement supplémentaire permettra de réduire les nuisances pour les populations survolées par les avions qui atterrissent face au sud. Il n’aura pas d’effet sur les atterrissages face au nord (survol de Saint-Aignan-Grandlieu). Il ne permettra pas d’accueillir de plus gros porteurs que ceux qui fréquentent actuellement l’aéroport.

Les évolutions concernant les approches face au nord

Les approches face au nord bénéficient déjà d’un système de guidage verticale des avions et se font dans l’axe de la piste.

Afin de réduire la gêne sonore pour les populations survolées par les avions qui atterrissent face au nord, le futur concessionnaire sera chargé de décaler le seuil sud de la piste de 400 m vers le nord. Grâce à cette mesure, lors de leur approche, les avions maintiendront une altitude plus élevée qu’en situation actuelle.

En résumé

FOCUS : Les gains d’altitude des trajectoires d’approche

Le focus suivant permet de visualiser l’altitude de survol en situation future avec réalisation du projet. Les proportions réelles sont respectées selon l’axe vertical ainsi que selon l’axe horizontal. Cependant l’axe vertical et l’axe horizontal ne sont pas à la même échelle graphique afin de favoriser la lisibilité des infographies.

Animations 3D simulant les atterrissages à Nantes-Atlantique en 2022 :

Approches pour les atterrissages face au sud :

  • Approche désaxée, par bonnes conditions météorologiques

  • Approche dans l’axe, par conditions météorologiques dégradées


Approches pour les atterrissages face au nord :

  • Approches dans l’axe, avec décalage du seuil sud de 400 mètres vers le nord

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