Pourquoi un réaménagement

En forte croissance durant les années qui ont précédé la crise sanitaire et économique liée à la Covid 19, l’aéroport de Nantes-Atlantique sera en voie de saturation dans un futur proche. Son réaménagement s’avère donc indispensable pour répondre aux besoins de mobilité aérienne du territoire, à court, moyen et long termes.

Une infrastructure vieillissante et saturée

En 2019, l’aéroport a accueilli plus de 7,2 millions de passagers, soit plus de 4 millions de passagers supplémentaires sur les dix dernières années. Pour cette raison, l’aéroport Nantes-Atlantique n’est plus adapté à cet accroissement du trafic : il n’a pas été conçu pour recevoir autant de passagers aériens.

A relativement court terme, malgré les effets de la crise liée à la Covid 19 qui devraient s’effacer autour de 2024-2025, il ne pourra plus accueillir les passagers dans de bonnes conditions de qualité de service.

Le projet de réaménagement a donc pour ambition de doter les habitants et les entreprises de la métropole de Nantes, de la région Pays de la Loire et, au-delà, d’une partie de la Bretagne, d’un aéroport moderne répondant à leurs besoins de mobilité aérienne et aux standards internationaux de qualité de service.

Des besoins croissants de mobilité et de développement des territoires toujours présents

En tant que principal aéroport du Grand Ouest, Nantes-Atlantique doit être en mesure de contribuer à l’essor économique de ces territoires et de répondre aux besoins de mobilité aérienne de leurs résidents dans les années futures une fois que la crise sanitaire sera terminée.

En l’état actuel de l’infrastructure aéroportuaire, l’aéroport ne pourra pas répondre à la hausse prévisible des besoins de mobilité aérienne pour les vingt prochaines années ;selon les estimations de l'Etat, l’aéroport devrait accueillir environ10,7 millions de passagers à l’horizon 2040.

Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur le trafic aérien ?

Depuis la décision prise fin 2019 à l'issue de la concertation, la situation a évolué.

La crise causée par la Covid 19, qui a durement frappé le secteur du transport aérien à l’échelle mondiale, a pour conséquence de revoir à la baisse les prévisions de croissance du trafic, y compris à l'horizon 2040.

La liaison aérienne Nantes - Orly a été interrompue et la loi « Climat-Résilience » ne permettra pas qu’elle reprenne car il existe une alternative ferroviaire permettant un temps de transport de moins de 2h30.

La réorganisation de l’offre d’Air France, avec le remplacement de Hop! par Transavia, modifie les scénarios d’évolution de flotte et de mouvements sur l’aéroport (augmentation de l’emport de passagers et donc diminution du nombre de mouvements).

Les effets conjugués de ces évolutions laissent aujourd’hui anticiper une évolution du trafic moindre que celle qui avait été envisagée en 2019.

Rappel des hypothèses présentées à la concertation publique de 2019 en situation avec réalisation du projet, qui ne tenaient pas encore compte du couvre-feu :

Nouvelles hypothèses en situation avec réalisation du projet, en tenant compte de la crise sanitaire, de la loi Climat Résilience, de la restructuration de l’offre d’Air France et du couvre-feu :


 
Ainsi, pour le court terme (2025), comparativement aux hypothèses retenues en 2019, l’Etat prévoit une baisse de 2 % du nombre annuel de passagers et une baisse de 15 % du nombre annuel de mouvements.

Pour le long terme (2040), comparativement aux hypothèses retenues en 2019, l’Etat prévoit une baisse de 6 % du nombre annuel de passagers et une baisse de 13 % du nombre annuel de mouvements.

Un réaménagement pour un aéroport sobre et ambitieux

L’Etat a souhaité que le réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique repose sur quatre piliers :

  • protéger les populations riveraines de l’aéroport ainsi que les populations survolées contre les nuisances aériennes ;
  • réaménager l’aéroport pour répondre avec sobriété aux besoins, actuels et futurs, de mobilité aérienne des habitants, des entreprises et des territoires du Grand Ouest, dont le rayonnement en Europe et à l’international doit pouvoir s’appuyer sur des connections aériennes performantes ;
  • répondre à des objectifs environnementaux ambitieux, avec des aménagements visant l’exemplarité énergétique et la recherche de pratiques d’exploitation moins émettrices en CO2 ;   
  • réaménager l’aéroport en toute transparence, selon une gouvernance ouverte aux collectivités territoriales et à l’ensemble des parties prenantes.

Pour répondre à cette ambition et sur la base des enseignements tirés de la concertation publique, l’Etat a pris dès 2019 des engagements qui se traduisent par une série de 31 mesures.

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